Entrevue avec l'auteur Thierry Manneveau

Entrevue avec l'auteur Thierry Manneveau
Thierry Manneveau dans son quatrième roman La salle des rencontres met en scène l'intrigue familiale autour de thématiques universelles qui conjuguent amours forts et difficiles, gémellités fascinantes, passion culinaire dans un style littéraire mais intelligemment structuré. L'auteur livre des réalités qui rejoignent tout individu dans son unicité mais également dans son rapport a l'autre : la pluralité des âmes sur le fil raide de la vie.

Thierry Manneveau, pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours d’auteur? 

J’ai à mon actif un essai et trois romans. Les trois premiers ouvrages ont été édités à compte d’auteur. La salle des rencontres est mon premier roman publié à compte d’éditeur. Pour ce qui concerne le processus éditorial, je suis impressionné par le professionnalisme de l’équipe dirigée par Florence Morin, que je remercie de la confiance qu’elle m’accorde. Ma préférence va au livre papier, cependant, je reconnais au numérique ses atouts avérés dans le monde littéraire. La salle des rencontres peut ainsi voyager facilement, à ma grande satisfaction.

La salle des rencontres est basée sur l’intrigue familiale. Que vous inspire ce thème? Est-ce notamment le fait que la famille de nos jours est sujette à de nombreuses tribulations et vastes défis?

La famille est un sujet universel, qui touche le plus grand nombre. Le lecteur s’y retrouve facilement. La diversité des thèmes abordés à travers l’écriture par de nombreux auteurs peut même lui permettre de se sentir moins seul face à l’adversité d’une situation personnelle. Il peut alors puiser dans le récit la force de rebondir, il est rare qu’un roman n’ait pas une fin heureuse, optimiste. Penser faire partie de cette belle famille de thérapeutes littéraires est une idée plutôt séduisante.
 
La gémellité est l'un des points phares de votre roman à travers le personnage principal Léo Legrand. Pourquoi ce concept?

Il y a chez les jumeaux cette connexion fascinante, opérant à proximité ou à des kilomètres de distance, qui va au-delà de la relation fusionnelle, offrant à l’imagination moult chemins d’exploitation. Des chemins qu’il me plaît d’emprunter jusqu’ici dans chacun de mes romans. Ceux passés, comme celui sur lequel je travaille actuellement.
 
Dans La salle des rencontres, le rapport à la mère est également très marqué. Une mère bienveillante, très aimante mais fragile. Que représente pour vous la figure de la mère?

La femme est l’avenir de l’Homme, qu’elle met au monde. Mère avant tout, qu’elle soit « poule » ou « indigne » - ou toute nuance entre les deux –, forte ou fragile, elle a sur sa progéniture une influence déterminante pour l’avenir. Autre sujet universel qui permet sans aucun doute autant de chemins d’exploitation qu’il y a de mamans sur terre ou ailleurs, toutes différentes, donc uniques.
 
La passion culinaire est celle qui décrit l’enfance de Léo et détermine aussi son choix de carrière. Pourquoi cet univers plutôt qu’un autre?

L’art culinaire demande détermination, rigueur et exigence. Des qualités qu’il fallait à mon personnage pour aller au bout de ses recherches malgré la certitude d’une fin de vie proche. Le moyen également de renforcer l’intensité de la relation très fusionnelle qu’il connaît avec sa mère – nos mamans ne sont-elles pas toutes les meilleures cuisinières du monde ?
 
Les écrivains, quels qu’ils soient, sont parfois confrontés au syndrome de la page blanche. De quels ingrédients se nourrit votre créativité et la vie de vos personnages?

Lorsque j’écris un nouveau roman, j’en connais le début et la fin. Le reste vient au fil de l’écriture et au gré de l’imagination, à laquelle je laisse le temps de réflexion nécessaire à la fabrication de l’histoire et des personnages. Je ne me précipite jamais. La nuit porte conseil. Il m’arrive quelquefois de l’interrompre ou de l’écourter pour noter une phrase ou un paragraphe que je ne veux pas laisser s’échapper. Les passages les plus délicats, les moments les plus difficiles du récit passent toujours par ma plume et le papier avant d’atterrir sur l’écran.
 
Si vous deviez décrire votre style d’écriture, dans quel courant ou genre littéraire la situeriez-vous? Avez-vous l’impression de partager des caractéristiques communes avec certains auteurs contemporains?

Une amie, directrice de bibliothèque et très grande lectrice, m’a fait connaître des écrivains auxquels je lui fais penser lorsqu’elle me lit – notamment Laurent Gaudé. J’ai alors découvert un nouveau monde littéraire, qui m’a totalement séduit, et dans lequel je m’inscris tant volontiers que modestement. Une influence qui me fait grandir avec sérénité, me permettant d’aborder, avec un plaisir sans cesse grandissant, des projets plus ambitieux.


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